Alors voilà, première grosse visite ce samedi matin. Jusque là je ne m'étais que simplement promené dans la ville et avais admiré les monuments de l'exterieur. La j'ai franchi le pas de la porte du Kremlin (une des portes en fait), ce qui n'est pas si simple qu'il n'y paraît puisqu'il faut traiter avec les autorités indigènes pour avoir le bon billet au bon tarif, puis passer contrôle de police et fouilles sachant que je comprends presque mieux quand ils parlent russe qu'anglais.
Alors le Kremlin, juste pour info au passage, c'est le centre politique et un des centres religieux historiques du pays, c'est tout un complexe qui se situe au sein des grandes murailles rouges que l'on voit sur la place homonyme.
Pour la petite histoire aussi, les rouges étant passé par là et la religion n'étant à l'epoque pas vu sous un très bon oeil, ils ne sont pas trop privés pour pousser les murs de certains monuments avec des buldozers pour construire a la place de grands palais pour accueillir les offices du parti. Sacrilège culturel certes, mais qu'on le veuille ou non cela fait aussi partie de l'histoire du pays. Ci dessous le palais des congrès et le reflet des bulbes de la cathédrale de l'Assomption.
Au programme : incruste dans les groupes de voyages organisés pour profiter de leur guide, italienne en l'occurence, promenade sur la place et les jardins sous l'oeil et le sifflet des militiens qui verifient que tu ne fais pas un pas de travers, photos des attractions locales comme le canon du Tsar à côte duquel la grosse Bertha passe pour une amusante sarbacane, visite des cathedrales (alors au passage une cathedrale orthodoxe ca ne ressemble a rien de ce qu'on peut voir en France évidemment, c'est déroutant), et enfin, pour finir cette phrase déjà beaucoup trop longue un defilé militaire surprise des troupes d'élite du Kremlin.
Rien que ca, ca vaut le deplacement. C'est autre chose que les élèves de l'école Polytechnique le 14 Juillet. Je ne suis pas spécialement promilitariste, et je dois même avouer que l'uniforme ne m'a jamais vraiment attiré mais quand même, ca a de la gueule. Le pas de rigueur, c'est le "pas de l'oie" où l'on lève la jambe a l'horizontale, bon ok admettons. Mais ce sont surtout les choregraphies (je pense que c'est le mot approprié) d'une incroyable précision et rigueur qui surprennent le plus. 50 soldats qui font tourner leur fusil plus vite que des ninjas cocaïnomanes, dans un synchronisme parfait, frappant la crosse sur le sol ou rechargeant et mettant en joue, le tout dans un silence de cathédrale... ca restera une des images fortes de mon voyage.
désolé pour la qualité de la video mais les bousculades font aue l'image n'est pas très stable

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