vu à Moscou...

vendredi 29 août 2008

жизнь... какая интересная жизнь моя...

Bonjour public adoré ! Non, je ne prends pas la grosse tête, ca va.

Ce soir je vous quitte pour 10 jours à Saint-Pétersbourg d'où je ne pourrai peut- etre pas vous donner autant de nouvelles que je le voudrai. Les cybers-cafés sont encore un peu trop rares en Russie.

Mais quand meme pour le gag, toujours dans la série "j'ai une vie passionante" : figurez- vous que je n'ai ici que l'équivalent d'une semaine de linge qui, avec un jeu habile de lessives savamment orchestrées, me permet d'avoir en permanence du linge (à peu près) propre. Eh bien ces derniers jours il n'a pas fait tres beau a Moscou, et mon linge n'a pas eu le temps de secher depuis 3 jours sur mon balcon : fort facheux pour ce depart à Pétersbourg (oui quand on se la pète on dit Pétersbourg c'est plus calsse). Du coup je fais sécher d'urgence mes calecons et mes chaussettes dans mon bureau - en espérant que le directeur de l'université ne viendra pas me serrer la louche aujuord'hui ...

jeudi 28 août 2008

и ...конечно, приятного аппетита !

Après une trop longue absence pour mes nombreux fans (6, à date, d'après le sondage ci-contre) me revoici de retour !

Alors comme promis, un petit billet sur tout ce que l'on peut manger de bon ici en Russie. Première surprise pour le chauvin francais moyen que je suis sans doute plus que je ne veux bien le prétendre : ici, on mange bien, très bien, et pour pas cher s'il vous plaît. Facilement deux à trois fois moins cher qu'en France, que ce soit au marché ou dans une des nombreuses chaines de restaurant locales. Deux exemples typiques : Му-Му et Теремок.

Му-Му d'abord, c'est à dire mou-mou comme le cri de la vache qui en est l'effigie. Sur le principe, c'est comme du Flunch, enfin un self quoi. On arrive on prend son plateau et on passe devant les étals et on se fait servir dans la mesure de ce que l'on sait dire en Russe - une fois encore très peu d'allophones parmi les quidams ici. Му-Му c'est de la cuisine russe "typique", en plus de plats plus occidentaux que l'on pourra aussi y trouver. Entre autres et en vrac : le fameux Борщ (borsh) une soupe à base de bettrave et de sauce Сметлана (à la crème), moi qui déteste les bettraves j'ai adoré ! Les Блиншики (blinchiki), des petites crepounettes roulées avec au choix de la viande, ou des fruits des bois, beaucoup trop bon aussi. Grande spécialité russe : les pommes de terre rissolées aux champignons de Paris : je ne mangerai que ca ! Pour les boissons je citerai le Морс (morss) à base de fruits rouges toujours, le Квас (kvass) une boisson à base de céréales si j'ai bien compris qui se boit à la pression. Le Компот (compote) à base de figues, de pruneaux et autres prunes : excellent, mais aux vertus laxatives décapantes, je ne m'y risquerai pas une deuxième fois. Le Kисель (kissiel) une boisson à base de baies, très pâto-gélatineuse, avec un gout indescriptible : personnellement je n'aime pas du tout mais ca vaut le coup d'essayer.

Теремок ensuite. Eh bien toujours une chaine de restaurants, mais là qui fait plutôt dans les Блины (bliny), c'est à dire quelque chose de très proche de la crèpe, pas loin d'etre aussi bon des meilleures crepes que j'ai pu manger en Bretagne. Ca se mange avec du sucré ou du salé, il y a beaucoup de choix pour qui saura au minimum déchiffrer le russe, et ca s'arrose une fois encore de kvass ou de morss.

Et enfin le marché, ou le super marché selon son gout de l'aventure... Si la france est le pays des 1000 fromages, la Russie est le pays des 1000 saucissons. Pas tous aussi bons les uns que les autres mais en général excellents. On trouvera aussi des vins et des formages francais pour environ 10 fois le prix en France pour le coup, les fromages locaux sont un peu quelconques, à pâte cuite. Beaucoup de gâteaux secs, à base de beurre et de sucre. Le miel est un condiment assez courant pour la patisserie ici. Et bien sûr les fameux cornichons du cru. Un peu plus gros qu'en France, aussi présentés dans des pots de verre et marinés dans une sorte de vinagre. Ils sont bien meilleurs dans la mesure où on n'a pas l'impression de boire du white spirit à cause de l'eau de vaisselle qui sert de formol aux cornichons francais, et ils ont un goût plus doux et plus fin qui se rapprocherait par exemple des cornichons que l'on trouve dans les hamburgers du MacDonald pour vous donner une idée.

Et... bon appétit bien sûr !

lundi 25 août 2008

Нет ! Я не вас забыл !

Bonjour bonjour.

Non non, je ne vous oublie pas ! J'ai plein de choses à vous raconter, petits reportages sans prétention sur le métro de Moscou, ce qu'on mange de bon ici, des histoires complètement désopilantes sur des cocasseries qui me sont arrivées à cause que je m'étais trompé de mot en voulant parler Russe, sur la coupe de cheveux Mulet très en vogue ici, sur mon voyage à Saint-Pétersbourg la semaine prochaine, etc...

Mais depuis que j'ai fait sauté la connexion internet dans tout le cyber café, après être discrètement eclipsé en feignant un coup de téléphone, je n'ose plus trop y mettre les pieds. Ou alors il faudrait que je me trouve une fausse moustache... Et j'ai encore pas mal de boulot sous le coude, et la lessive (à la main) à faire et ..... daaaaaaaaa. Bref. Ce n'est que procrastination, et pas abandon !

samedi 16 août 2008

Старбакс Кофе

Je (re)nouvelle mes excuses auprès de mes lecteurs assidus - qui se sont exprimés en nombre record sur le sondage ci-contre pour louer la qualité exceptionnelle de ce blog - et fais donc mon retour en fanfare après de trop longs jours d'absence.

Ce samedi clot une semaine de travail un peu chargée, mais fructueuse en résultats intéressants, qu'il ne me reste plus qu'à compiler sous la forme d'un bel article scientifique des équations, des mots savants pour faire genre, des démonstrations mathématiques... de toutes facons les gens ne regardent que les photos.

Pour arroser ca, je m'accorde une bonne grasse matinée parce que bon, et me réserve un après-midi tranquilou du coté de la Rue Arbat - mon quartier préféré, celui où je travaille d'ailleurs. Au menu : visite de la maison-musée Scriabine. Accueil par le couple extremement sympathique occupant les lieux, échange de quelques mots en Russe (laborieusement, mais c'est en parlant qu'on devient parleron) et visite sous la musique jouée par le mari pianiste : une ambiance toute particulière donc pour visiter ce lieu de vie - sanctuaire du compositeur russe, où la Muse l'habitait. J'y retournerai mercredi en huit pour un petit concert de piano, yippi !

Après cela, petite pause bien méritée après cette rude journée au Starbucks Coffee).. oui je sais ca ne sonne pas très Russe, mais c'est étonnant à quel point on se sent partout chez soi dans cette chaine de café internationale familière aux voyageurs occasionnels ou émérites. Très agréable donc.

Pendant que j'y suis, dans la translittération des noms étrangers en Cyrillique, mon grand jeu ici (oui je sais, j'ai une vie passionnante) c'est de repérer les enseignes familières implantées en Russie. Allez jouez avec moi, si vous ne trouvez pas : copiez-collez le texte sous google image le logo devrait vous aider. Ашан, Леруа мерлин, Жефф де Брюж, МакДоналдс, Старбакс Кофе. Bon on reste quand même dans le "bas de gamme"parce que la plupart du temps, les marques étrangères sont à plus ou moins juste tiitre synonymes de luxe ou de qualité, et par conséquent celles-ci préfèrent conserver leur enseigne en caractères latins pour des questions d'image. Jamais vu de Луи Выттон, de Феррари, ou de Эвиан par exemple.

mercredi 13 août 2008

Ага ага ага...


Allez ca ne mange pas de pain et moi ca m'a bien fait rigoler tout seul dans la rue : une pub avec Gad Elmalaspallès... C'est vous qui voyez. Je resterai pour toujours un fan inconditionnel du jeu des sosies.

Царица автомобиль...

Voilà un sujet qui mérite un petit billet à lui tout seul : celui de la voiture Reine à Moscou.

Bon déjà, des voitures, y en a beaucoup beaucoup et partout partout partout. La faute à un réseau de métro de très bonne qualité mais pas si dense que ca compte tenu de l'étendue gigantesque de la ville. La faute à des couts du logement exorbitants en centre ville (plus du double de Paris, pour des salaires moyens au mieux équivalents) qui repoussent les travailleurs lambda à la périphérie de la ville et bien au-delà encore. Remarquez que les choses sont finalement pas si mal faites, puisque les "urbanistes" soviétiques à gros sabots - à côté desquels le Baron Haussman fait figure de ratiboiseur des bacs à sable - ont tissé en pleine ville un réseau gigantesque d'autoroutes, en poussant les murs des palais, monuments non agréés ou immeubles d'habitation avec des gros buildozers. Les rédacteurs de guide touristique, les pilotes de Vélib et les écologistes en frémissent encore...

Bon après quand je dis autoroute... je ne voudrais pas avoir l'air d'exagérer non plus. Mais rien qu'à une bonne cinquantaine de mètres de la rue Arbat, qui pour l'ambiance se rapprocherait du quartier Montmartre à Paris par exemple, on trouve un petit boulevarinou de 2x8 voies où la vitesse minimale autorisée sous peine de klaxon est d'environ 80km/h. Ce n'est qu'un exemple. La "rue"où j'habite, à 10 km au sud de là, n'est qu'une 2x4 voies. On peut même la traverser à pied sans passer par le souterrain si on court assez vite.


Ensuite la voiture Reine, c'est aussi que la voiture c'est un moyen d'afficher sa réussite sociale dans cette ville bourrée de nouveaux riches, très riches, qui ne veulent pas passer pour les ploucs qui roulent en Lada. Au hasard d'un stationnement en double-file... ah oui puisque j'en suis à m'interrompre moi-même à grands coups de digressions, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin : quand je dis double-file, la seconde file n'est pas sur la route mais sur le trottoir ici. Au hasard d'un stationnement en double file donc ecrivai-je, on pourra tomber sur tous les derniers modèles de 4x4 toutes options dont le fameux Hummer 35 (pour 35 litres au 100km), les Mercedes classe S, Lexus, Ferrari, Lamborghini... C'est à celui qui aura la plus grosse voiture qui sera celui qui sera le plus fort et le plus beau et le plus mieux et donc le moins prolétaire... un système de valeurs un peu à contre courant des standards écologiques et anti-consuméristes, mais bon je ne me suis jamais permis de juger quoique ce soit en Russie, ce n'est pas aujourd'hui que ca va commencer.

Petit bonus, qui dit grosse voiture dit grosse alarme de voiture. On les entend à longueur de journée (et de nuit...) se déclencher parcequ'une mouche s'est posée sur le capot, ou qu'un petit enfant tout mignon qui passait par là avec sa maman a bruyamment laissé tomber sa boule de glace à proximité du véhicule à 80 000 Euros. Je ne sais pas pourquoi c'est pas interdit parce que franchement, une alarme de voiture qui sonne à 5 heures du matin un dimanche, ca trouble le sommeil paisible et bien mérité de facilement 20 000 travailleurs harassés. Pour les plaisir des esgourdes, voici un petit échantillon sonore de ce que j'entends par alarme. Si vous avez des pistolets-jouets du futur de l'espace, ca va vous dire quelque chose... imaginez juste entendre ces 30 secondes de bonheur jusqu'à 20 fois par jour (et par nuit donc).



La voiture Reine enfin, si on passe sur le code de la route pour lequel le feu rouge est purement indicatif, c'est le chauffeur qui n'hésitera pas à klaxonner le piéton qui marche tranquillement sur le trottoir pour pouvoir garer son Hummer 4x4 Limousine 80 (pour 80 litres au 100 km si vous m'avez bien suivi), ou alors qui accèlèra exprès au voisinage des passages piétons quitte à risquer de renverser une grand-mère boiteuse si elle ne devait pas courir assez vite ... bref.

En ce qui me concerne, je trouverais que Moscou serait une ville extrêmement belle et agréable si ce n'etait tout se traffic et les pollutions connexes, mais pour le moment ca suffirait à me dissuader d'y habiter et je regarde à présent le Vélib modèle Delanoé d'un oeil plus compréhensif, oserais-je dire bienveillant.

dimanche 10 août 2008

Всероссийский выставочный центр

Ce dimanche, excursion à l'autre bout de ma ligne de métro au Parc de l'Union de Toutes les Russies, un lieu bâti sous Staline à la gloire des républiques soviétiques de l'URSS et regroupant tel une exposition universelle un ensemble de pavillons construit pour chacune d'elles. Le tout dans un grand parc aujourd'hui reconverti en grande fête foraine permanente, mais l'atmosphère de l'ère soviétique y est toujours présente, et bien présente.



Tous ces bâtiments monumentaux vraiment très kitchs, parés de tous les attributs qui vont bien comme l'étoile, la faucille et le marteau bien évidemment. Des colonnades en veux-tu en voilà, des fontaines qui, il faut quand même bien l'avouer, relèguent au rang de chasse-d'eau du trône de sa majesté l'équivalent Versaillais, etc... Et puis toutes ces statues à la gloire de l'ouvrier et de la kolkhozienne, parce que c'est bien beau de fabriquer des missiles nucléaires, mais faut quand même faire pousser les poireaux.




Enfin, la photographie qui restera je pense le climax de mon voyage. La statue de Bob l'énine :

samedi 9 août 2008

Галерея Искусств Церетели

Petite incursion dans un musée au hasard d'une balade dans le quartier. Me voilà pris, tel le saumon remontant le torrent, dans les flots touristiques de 3 cars entiers de touristes tout droit venus de Londres, si j'en crois leur accent qui sentait le thé Earl Grey avec un nuage de lait à plusieurs kilomètres. J'en profite pour me fondre dans la masse et m'incruster à l'oeil dans ce "truc" - en fait je ne pense pas qu'il y ait de mots en francais pour décrire. Il s'agit d'un sculpteur dénommé Церетели (Tsereteli) , je laisserai le lecteur apprécier de la qualification supplémentaire d'artiste, jouissant de liens de copinage privilégiés avec la mairie de Moscou et en profitant pour essaimer ses statues monumentales, ibidem pour oeuvre, un peu partout dans la ville. Dans ce musée donc, celle qui n'ont pas encore trouvé place. Ci-dessous, le Tsar Alexandre II version Père-Noël au service militaire et une sorte d'ensemble étrange ensemble à la gloire de je ne sais pas trop quoi.


"Art Nouveau" в России

Petit message spéciale dédicace à ma soeur et à mon père qui apprécient tout particulièrement ce mouvement architecturo-décorativo-artistique. Ce samedi, petite visite à là maison de Gorki, bijou d'architecture art-nouveau. Les (ex)-nancéen(e)s qui me lisent peut-être et que j'embrasse au passage devraient reconnaître.

En fait pour la petite histoire, ce n'est pas vraiment sa maison et ne s'y est jamais vraiment senti chez lui, c'est en fait plutôt Staline qui a voulu lui offrir de quoi garder ses miches au chaud l'hiver pour ses vieux jours - si j'ose m'exprimer ainsi, mais je ne connais pas d'autre mot pour dire "hiver". Il était en effet grand ami du courant de pensée bolchévique et avait par conséquent les faveurs du régime.

Maintenant les photos : n'oubliez pas d'enfiler vos godasses de feutre pour ne pas salir les parquets.

Mon coup de coeur pour la rampe d'escalier-lampe méduse, que je vous laisse découvrir sous vos yeux médusés (oui, je sais...).



lundi 4 août 2008

с чем я занимаюсь в работе ?

Un peu plus de précisions sur l'objet officiel de mon séjour à Moscou, dont le but premier devait être la subvention de mes besoins alimentaires et hôteliers la durée de mon séjour touristique sur les terres russes, mais qui finalement, et à vrai dire sans grande surprise, s'avère aussi intéressant que tout ce que j'ai l'occasion de faire en dehors des murs de l'université.

Je suis donc de 8h30 à 19h00 - départ en avance évidemment les soirs de visite, de promenade ou de sortie - dans ce petit bureau ma foi plutôt confortable grâcieusement et très sympathiquement prêté une fois encore par l'Université Indépendante de Moscou, que je ne saurais une fois encore trop remercier pour la qualité de son accueil. Je ne passe pas non plus tout ce temps à travailler, puisque je confesse squatter la connexion internet à des fins purement personnelles, comme l'écriture de ce blog, voire à de très rares occasions mais je le confesse, la consultation de viedemerde.fr . Sans compter pauses café(s), déjeuner, pré-goûter et goûter.

Après pour être un peu plus technique et pour ceux qui étaient en cours avec moi cette année ou qui seront familiers avec les termes affreux que je vais employer, il s'agit de mettre en oeuvre des algorithmes de détection automatique de résaux routiers dans des images satellitaires en employant des processus d'optimisation stochastiques, dits processus ponctuels marqués, à schéma itératif consistant en l'approximation discrète d'un schéma d'équilibre continu de naissance et de mort s'appuyant sur des modèles de données et de structure a priori idoines. Le tout en C++, cela va sans dire.

Si vous n'avez rien compris, peut-être cette image vous siffira-t-elle :


Bon là forcément, les traits verts et les points orange devraient se trouver sur les routes... encore 2 ou 3 petits trucs à régler.

dimanche 3 août 2008

Музей изобразительных искусств им. А.С. Пушкина

Aujourd'hui, c'est visite du musée des beaux-arts éponyme de Pouchkine, sous les conseils éclairés de l'ami Michelin. Il m'a dit que franchement quand même, bon voilà faut y aller quoi, parce que bon ca faut son pesant de jus (en fait dans le guide c'était marqué *** , mais quand bibendum dit ***, ca veut dire ca). Contrairement à la Galerie Tret'yakov, on ne trouvera ici que des artistes étrangers. Attention, ici en Russie c'est pas le même étranger qu'en France, en fait dans "étrangers" y a même des Francais en fait. Si Jacques Lang savait ca...

Au programme de la visite, une exposition temporaire sur les Futuristes - mouvement artistique du début XXè un peu prétentieux je trouve, qui glorifie le mouvement, la vitesse, la force des machines et la beauté du métal en fusion, et conchie toute forme d'art qui ne satisfait pas à ces critères. Bon moi j'accroche pas trop, surtout à côté de mon référent Kandinsky, mais ca reste vraiment intéressant du point de vue de l'histoire de l'art.

Après, les collections permanentes depuis l'art antique jusqu'aux peintures du milieu du XIXè Mouais... pas mal. Non je plaisante, je me suis vraiment gavé. Pour l'art antique on est presque au niveau du British Museum, enfin moi je suis ni vraiment connaisseur ni vraiment amateur mais je suis sûr que le visiteur éclairé saura apprécier à sa juste valeur. À noter quand meme, que les panonceaux des titres des oeuvres sont en Cyrillique et Anglais, mais que les explications historiques et artistiques visiblement très riches sont en Russe uniquement. Ne pas hésiter à prendre un audio-guide donc, si nécessaire.

Enfin pour moi le clou du spectacle, dans une galerie annexe pour laquelle il faut ressortir sous l'orage et la tempête : les collections des Monet, Gauguin, Cézanne Matisse et autres Renoir ... et j'en passe. Des oeuvres acquises par des Russes éclairées alors qu'en France on était encore en train de se demander si ces nouveaux artistes de la décadence ne méritaient pas l'autodafé. De magnifiques pièces donc, pour ceux qui seraient restés sur leur faim en sortant du musée d'Orsay.

Pour les anecdotes sur mes "facultés" à parler le russe enfin. Dans le musée principal, je tentais d'expliquer à la gardienne autochtone que je n'avais pas compris que le café du musée était bizarrement considéré a l'extérieur du musée, et que ca m'embêtait de devoir repayer 300 roubles pour pouvoir poursuivre ma visite après une pause bien méritée à mi-temps. Elle m'a clairement expliqué qu'elle avait juste rien compris à ce que j'avais dit, a salué amicalement l'effort surhumain que je venais d'accomplir et m'a finalement laissé passer avec un grand sourire.
Dans la seconde galerie en revanche, à la caisse, j'ai eu l'occasion de prendre mon temps pour préparer à l'avance les phrases que j'allais devoir employer. Et cette fois la guichetière autochtone a été tellement impressionnée par mon russe qu'elle a même voulu m'offrir la place au tarif réduit à laquelle je n'avais pourtant pas droit, offre que j'ai bien sûr poliment acceptée eh eh eh.

samedi 2 août 2008

Сергиев Посад

Alors Сергиев Посад (Serguiev Possad), c'est un peu la révélation du voyage pour moi. Non non, je ne me suis pas converti au culte orthodoxe, mais il faut avouer que c'est jusque là le plus bel endroit que je n'ai jamais visité. Pour situer, et pour faire simple (pour vous mais surtout pour moi), c'est un peu le vatican de l'Eglise Orthodoxe.

C'est une quidam rencontrée chez Му-Му, le restaurant-self où je mange tous les midis, qui m'a conseillé d'y aller. Pour la petite histoire, c'était une dame d'âge honorable - qui avait deviné j'imagine à cause de mon épouvantable accent que j'étais francais - et avec qui j'ai sympathisé le temps du déjeûner et discuté (en russe évidemment).

Il faut quand même que je vous raconte le trajet pour y aller, qui vaut son pesant de jus. Cette ville se trouve à une petite centaine de kilomètres de Moscou, et il faut prendre le train pour y aller. Bon c'était un peu la galère de trouver la gare d'une part, puis le train ensuite, mais bon ca se fait. Le plus "marrant" c'est le train... un vieux tacot où il n'y a ni première ni seconde classe, mais seulement une troisième classe (enfin moi les banquettes en bois j'appelle ca troisième classe). Eh bien figurez-vous que c'est bien plus confortable qu'il n'y parait. Petit bémol ... ca secoue pas mal et on n'arrête pas de se cogner la tête contre les vitres, qui sont fort heureusement très solides. Il faut voir aussi sur les 1h30 de trajet, le nombre de vendeurs ambulants qui se sont présentés pour tout et n'importe quoi. Après un petit discours à l'ensemble du wagon, ils passent dans les rangs pour proposer, qui une boîte de pansements, qui des marrons glacés, ou encore des bouquins, des sacs aspirateur, des chapeau-moustiquaire et j'en passe.


Trève de blablas, place aux photographies, je n'ai d'ailleurs ni la vocation, ni la prétention et encore moins la capacité de me substituer à un guide pour vous. Comme d'habitude, il est défendu de prendre des photos de l'intérieur des lieux de cultes, mais faites-moi confiance, c'est vraiment de toute beauté. Une note spéciale pour l'atmosphère du lieu : une fois passé l'autoroute qui sert de rue principale à la ville et à l'abris du raffut des voitures au milieu des remparts, on est vraiment dans un lieu très ... particulier. Assez peu de touristes en short, et beaucoup de russes viennent y accomplir quelque rite encore un peu obscur pour moi. On se sent effectivement dans un lieu saint, et pas dans une baraque à frites (avec tout le respect que j'ai pour les gens du nord).


vendredi 1 août 2008

в Кусковском парке

Afin de décompresser d'une semaine un peu chargée en boulot, quoi que puisse en témoigner le nombre de lignes pondues sur ce blog, c'est une fois encore avec Anna que je poursuis la tournée des grands parcs de Moscou pour une promenade au clair de Lune (sauf qu'il y avait pas la Lune).

Il s'agit, je crois, du parc Кусковский. Voilà vous êtes bien avancés. Bon alors mis à part des arbres, des petits chemins et une étendue d'eau avec des canards et ma foi fort heureusement très peu de pigeons, ce parc a ceci de remarquable qu'il est doté d'un château. Voilà, trève de culture, je ne voudrais pas vous noyer sous les informations.

я ненавижу голубей

Au contraire du Tigre, de la Raie-Manta ou bien encore de l'Aigle Royal - animaux dont la majesté et l'élégance naturelle, j'ose même dire le savoir-être, interdirait de venir pondre une aussi verte que gluante, enorme ignoble fiante sur mon plateau repas chez Му-Му - j'abhorre le pigeon.

Une bien belle journée sous le signe du soleil et de la Lune (eclipse oblige) entachée par la souillure malodorante d'un rat volant avec des grosses plumes dégueulasses à force de patauger dans la fange des caniveaux. Le pigeon moscovite est une espèce fourbe, à côté de laquelle le pigeon parisien passe pour un précieux snobinard.

Si David Cronenberg avait vécu les mêmes atrocités que moi, il n'aurait pas intitulé son film "la Mouche", mais bien "le Pigeon", c'est évident !